Un marathon après 10 ans de trail

Le marathon de Cheverny (42km195 / 140m D+) se déroule le dimanche 2 avril 2017 au départ du parc du château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour créer Moulinsart. Coureur passionné de nature, je n’ai pas couru de marathon depuis mon premier à Paris en 2008 (terminé en 3h52). Après mon séjour aux États-Unis je pense m’être amélioré en course et souhaite me tester sur cette distance de référence. Je choisis le marathon de Cheverny pour son cadre bucolique, sa convivialité et le nombre peu important de coureurs. Le parcours est composé de 3 boucles.

Préparation

Au mois de février, je me suis entraîné chaque semaine à raison d’une séance d’1h de montées/descentes d’escaliers, d’une séance d’1h dont 30 minutes de fractionné 30/30, d’un aller-retour au travail en vélo (40km) et d’une sortie longue (le parcours n° 5 de la station de trail de Bures-sur-Yvette le plus souvent et 2 tours de 25 bosses la semaine qui précède la course). J’ai couru 3 semaines avant le marathon les 80km de l’écotrail de Paris et le week-end précédent j’ai fait un off Kikouroù à Meudon de 17km. Ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une préparation classique de marathon 🙂

La course

Avec ma race crew, nous arrivons devant le parc du château une dizaine de minutes avant le départ. Je rentre donc à la toute fin du peloton. Je me glisse entre les coureurs et arrive à me positionner un peu derrière le meneur d’allure « 3h45 ». Il n’est plus possible d’avancer plus loin vers la ligne de départ. Je discute avec un Kikoureur : c’est sympa !

Le départ est donné à 9h00. Comme j’ai pour objectif 3h30, je double beaucoup de coureurs sur les 2 premiers km. Dans l’euphorie, je double même le meneur d’allure « 3h15 ». La première boucle de 5km fait le tour du parc du château dans le village de Cour-Cheverny. Je fais un coucou à ma race crew et entame le début de la deuxième boucle. A l’approche du ravito, je croque une gomme Clif.

Au 5ème km et 1er ravito, je bois un verre d’eau en marchant et repars immédiatement. Les 5km suivants se déroulent le long du golf puis en forêt sur une large piste composée de légères montées et descentes. J’entends des coureurs dirent que dans la 3ème boucle celles-ci sont beaucoup plus dures à passer. Un coureur demande autour de lui « qui compte le faire en 3h08-3h10 ?« . Je ne réponds pas et me dis que je suis partis bien vite. Mais je me sens très bien et confiant. Je ne ralentis pas et continue de suivre ce coureur quelques dizaines de mètres en arrière. Je mâche une autre gomme Clif.

Au 10ème km et 2ème ravito, je bois un verre d’eau en marchant et repars très vite. Je maintiens mon allure en regardant régulièrement ma montre (4:30/km). Les 5km suivants sont en légère descente et je reste derrière le même groupe de coureurs. Je croque une autre gomme Clif. L’air est frais et un petit vent se lève. J’ai un peu froid. Je suis doublé par le premier coureur du marathon duo puis par ses poursuivants.

Au 15ème km et 3ème ravito, je bois un verre d’eau mais marche un peu plus longtemps que pour les précédents. La suite du parcours est champêtre mais se déroule sur l’asphalte. Je laisse passer un point de côté en ne me focalisant pas dessus.

Au 20ème km et 4ème ravito, je bois un verre d’eau. Je passe ensuite le semi-marathon en 1h35:34. Je positive sur ce bon temps et m’engage sur la ligne droite qui mène à l’entrée du parc du château. Dans l’allée du parc, des coureurs du duo sprintent pour rejoindre la fin de leur boucle. Pour ma part, il me reste la troisième boucle à parcourir.

Je passe devant le château et à nouveau sous l’arche de départ pour m’élancer à nouveau dans la grande ligne droite longeant le golf. J’entends le speaker annoncer que le meneur d’allure « 3h15 » arrive. Je ne me retourne pas. Je mâche une gomme avant de repasser au premier ravito.

Au 24ème km et 5ème ravito, je bois un gobelet de boisson énergétique et m’élance sur la piste. Je double des coureurs qui ont ralenti l’allure. Il commence de faire chaud et je trempe ma casquette dans l’eau au stand des éponges pour ne pas souffrir de la chaleur. Je mange une gomme et essaye de garder mon rythme même si je ralentis petit à petit.

Au 29ème km et 6ème ravito, je marche en buvant un gobelet de boisson énergétique. Je suis doublé par le meneur d’allure « 3h15 » et le groupe d’une dizaine de coureurs qui l’accompagne. Je repars un peu après le groupe et me fixe comme objectif de le suivre le plus longtemps possible. Je trempe à nouveau ma casquette dans l’eau. La chaleur de la journée augmente peu à peu. Ma course devient très difficile. Des marcheurs font le parcours en sens inverse. Je croque une gomme.

Au 34ème km et 7ème ravito, je bois un autre boisson énergétique et marche un peu plus longtemps qu’aux ravitos précédents. Le meneur d’allure s’éloigne. Je reprends ma course avec difficulté en me focalisant sur les encouragements des spectateurs. Je sais que je vais terminer en réalisant mon objectif. J’essaye de tout donner pour faire le meilleur résultat possible. Cette idée me motive. Je mâche une gomme.

Au 37ème km on traverse un chai avant de rejoindre le 8ème ravito. Celui-ci est gastronomique mais je ne prends que ma dernière gomme. Les bénévoles me proposent un Schweppes-cognac en me disant que ça va me booster sur les 5 derniers kilomètres… Je me contente de 2 cocas 🙂

Au 39ème km et dernier ravito, je marche et bois un verre de boisson énergétique. Je repars en me disant que 2 kilomètres ce n’est rien et avance le plus vite possible. Dans l’allée qui mène au château les spectateurs sont nombreux : c’est bon pour le moral. Sur les 100 derniers mètres, un coureur essaye de me dépasser alors j’accélère !

Je passe la ligne d’arrivée après un sprint final en 3h23 de course et 135ème position (sur 880 finishers).

Bilan

Je suis super content de cette expérience. C’est vraiment dur de maintenir un rythme soutenu sur une longue distance sur un parcours très roulant mais le travail est intéressant et donne envie de retenter l’expérience. En gérant mieux ma course, je pense pouvoir faire un meilleur temps. Ça donne envie de retenter le défi.

Équipement

Chaussures Altra One 2.5, chaussettes Injinji Midweight no-show, short Patagonia strider pro 5″, t-shirt sans manche Patagonia, casquette Boco Gear, 1 barre de gommes Clif, montre TomTom runner 3, quelques mouchoirs.

Ma course sur Strava

Le site de la course