L’ultra tour des 4 massifs

L’UT4M160 Xtrem (169km / 11.000m D+) se déroule du vendredi 24  au dimanche 26 août 2018 autour de Grenoble. La course traverse les quatre massifs qui entourent la ville : Vercors, Oisans-Taillefer, Belledonne et Chartreuse. Il y a douze formats de courses proposés : les quatre massifs non stop, en quatre étapes avec le challenge, un seul massif ou un demi massif au choix…

Flashback : Andorre, juillet 2018

Je cours depuis plusieurs dizaines d’heures sur le parcours de la Ronda del cims. Parti avec une rhinopharyngite, je progresse lentement mais je compte bien finir cette épreuve, mon objectif de l’année. Après la descente du Pic Nègre, le tonnerre commence de gronder en continu. Arrivés dans un petit refuge sous la grêle, la bénévole nous explique que nous devons nous arrêter. La grêle cesse, nous pouvons repartir. Je suis un des derniers à quitter le refuge car j’ai pris le temps de me couvrir le plus possible. Un seul coureur me suit à distance. En montant vers le col, la grêle tombe à nouveau et les grêlons sont de plus en plus gros. Les éclairs sont très proches. Le col passé le spectacle est impressionnant, l’autre versant est blanc de glace. Je descends rapidement pour m’éloigner de la foudre. Le sol est recouvert de grêlons, ce n’est pas évident de rester debout. La taille de la grêle continue d’augmenter. Tout à coup, je ressens un choc sur le crâne, mes oreilles bourdonnent et la douleur est vive. Malgré mon bonnet et la capuche de ma Gore-Tex, ce grêlon m’a fait mal. Un deuxième me heurte le crâne puis un troisième. La douleur est difficilement supportable. Je place mes mains sur ma tête et essaye de descendre le plus rapidement possible. Je passe devant un coureur japonais qui tente de s’abriter sous un rocher. J’arrive enfin au refuge Claror au 105e kilomètre où l’on m’indique que la course est neutralisée. Les bénévoles annoncent finalement que l’on peut repartir en restant ensemble. Un premier groupe d’une vingtaine de coureurs repart puis trois autres coureurs que je rattrape. Quelques minutes plus tard, les coureurs restés au refuge nous font de grands signes en criant. Si on n’entend pas le message on en comprend le sens. On se regarde et on décide de continuer. Dans notre petit groupe, il y a un participant à la Barkley et un finisher de la Hardrock 100, je suis en confiance. Le tonnerre continue de gronder mais il semble que nous nous éloignons de l’orage. Après toutes ces épreuves, je sais que je peux terminer ce périple. Nous arrivons à un autre refuge où une trentaine de coureurs attend. Plusieurs d’entre eux ont été en contact avec l’organisation : la course est définitivement arrêtée en raison du mauvais temps. Pendant deux heures, nous redescendons dans la vallée pour rejoindre un bus qui nous ramènera au départ. La déception est grande.

Préparation

Sans la satisfaction d’avoir terminé la Ronda del cims il n’est pas facile de reprendre l’entraînement. Néanmoins je rentre à huit reprises du travail en courant (22 kilomètres). Je fais également trois séries de montées de marches d’escalier et deux parcours de la station de trail de Bures-sur-Yvette. Deux semaines avant le départ, je me repose et ne cours plus. Pour l’UT4M, j’ai décidé de ne plus boire de boisson énergétique et de ne manger que des aliments préparés à la maison. La veille du départ pour Grenoble, je réalise trois recettes vegan du livre Secrets d’endurance. Je prendrai le départ avec des barres et boules énergétiques faites maison.

La course

Le départ est donné à Seyssins, non loin de Grenoble, vendredi à 16h00. J’y arrive serein et en pleine forme. Je suis petit à petit gagné par l’excitation de la course. Je suis heureux de prendre le départ de cette balade. 470 coureurs s’élancent après un rapide briefing. Passer devant des amis venus me supporter au départ me motive. J’avance rapidement même si j’ai prévu de garder de l’énergie pour plus tard.

Nous montons régulièrement sur des pistes faiblement pentues jusqu’au tremplin de saut à ski de Saint-Nizier. C’est l’occasion de discuter avec plusieurs coureurs. On aperçoit Luca Papi, gagnant d’une édition précédente, juste devant. Je me dis que j’ai intérêt à ralentir le rythme. La montée le long du tremplin m’y aide. Juste en haut se situe le premier ravitaillement.

 CP 1 Vercors / 13.2km / Saint-Nizier-du-Moucherotte

J’y arrive vendredi à 17h47 (2h36 de course) en 273ème position. Je remplis mes flasques avec de l’eau et ma soft cup  à deux reprises avec du coca puis reprends l’ascension vers le premier point haut du parcours.

Nous atteignons facilement le sommet du Moucherotte (1.900m d’altitude). La vue sur Grenoble est impressionnante.

La descente est très agréable. Nous profitons du beau temps bienvenu après les pluies torrentielles des jours précédents. Je me rejouis de voir que les sentiers ne sont pas techniques comme en Andorre.

Je suis surpris et super heureux d’apercevoir ma copine au bord du sentier. Le ravitaillement n’est pas au village de Lans mais beaucoup plus haut.

CP 2 Vercors / 21.2km / Lans-en-Vercors

J’y arrive vendredi à 19h19 (4h08 de course) en 254ème position. Je mange quelques Tucs et une poignée de cacahuètes et découvre avec joie que du jus de raisin est proposé par les bénévoles. Ce sera salutaire pour remplacer le coca. Les encouragements de ma copine me font chaud au coeur. Je repars rapidement en direction de la prochaine ascension qui me semble plus abrupte.

Nous grimpons au Pic Saint-Michel (1.960m d’altitude). La vue y est très belle. Nous descendons ensuite vers le ravitaillement de Saint-Paul-de-Varces. J’y fais une courte pause avant de remonter vers la Montagne d’Uriol (800m d’altitude) dernière difficulté du parcours au sein du massif du Vercors que j’ai trouvé facile.

CP 3 Base vie / 39.9km / Vif

J’arrive à la première base vie de Vif vendredi à 23h15 (8h04 de course) en 253ème position. Je récupère mon sac d’allègement et en profite pour changer de t-shirt et de chaussettes après avoir appliqué de la Nok sur mes pieds. Je remplis mes bidons d’eau et ma poche de congélation de barres et boules énergétiques. Je prends aussi quelques fraises Tagada. Discuter avec ma copine, prendre des nouvelles du monde extérieur me fait beaucoup de bien. Après avoir pris le temps de souffler, je quitte la base vie à 00h09 (8h58 de course) en 278ème position. Je m’enfonce dans la nuit pour commencer une ascension vers le col de la Chal (1.180m d’altitude). Juste avant que la montée devienne très raide, je m’allonge quinze minutes sur un abreuvoir retourné pour me reposer. J’ai sommeil mais je ne m’endors pas. Mon tendon d’Achille commence de me faire mal. Après le col, je redescends de l’autre côté en direction du lac de Laffrey. Il y a du brouillard et la visibilité n’est pas bonne. Beaucoup de coureurs me doublent dans la descente dans laquelle je ne suis pas très agile.

CP 4 Oisans / 53.5km / Laffrey

J’arrive au ravitaillement samedi à 3h30 (12h18 de course) en 316ème position. Après avoir fait le plein de mes flasques, je mange quelques Tucs et quelques morceaux de tomme. Ce sera mon régime principal sur l’UT4M. Après avoir contourné le lac, je m’élance dans la montée suivante. Mon tendon est très douloureux mais je reste positif. J’arrive à la Grande Cuche (1550m d’altitude) puis redescends verte La Morte.

CP 5 Oisans / 65.2km / La Morte

Je rentre dans le ravitaillement samedi à 6h20 (15h08 de course) en 296ème position. Je m’alimente, fais le plein de mes deux flasques et quitte La Morte à 07h06 (15h54 de course) en 296ème position. Le jour s’est levé, la fatigue liée au manque de sommeil de la nuit a disparu. J’envoie un message d’encouragement à deux amis qui vont prendre le départ des quarante kilomètres de Belledonne à 8h00. Je grimpe sur les sentiers avec un regain d’énergie.

Nous arrivons au Pas de la Vache (2350m d’altitude). La vue est magnifique. La descente se fait en longeant plusieurs lacs.

Celle-ci me mène jusqu’au ravitaillement suivant où je retrouve ma copine avec joie. Elle me donne des nouvelles de la course en Belledonne qui se passe bien.

CP 6 Oisans / 76.2km / Lac du Poursollet

J’arrive au ravitaillement samedi à 11h04 (19h53 de course) en 302ème position. Le temps commence à devenir maussade. Un bénévole déguisé en magicien me propose un tour de magie. Je lui demande de faire disparaître les quarante prochains kilomètres… Après avoir mangé et rempli mes gourdes, je longe le lac du Poursollet avec ma copine que je retrouverais à la prochaine base vie.

La montée suivante est plus douce. Je regrette que le Taillefer soit caché dans la brume. Entre le brouillard et la nuit, je n’aurais pas vu grand chose de ce massif.

Je monte ensuite au Pas de l’Enviou (2075m d’altitude) avant de redescendre vers le prochain ravitaillement.

CP 7 Oisans / 82.8km / Chalets de la Barrière

J’arrive aux chalets samedi à 13h29 (22h18 de course) en 298ème position. J’y fais une courte pause avant d’entamer la descente vers la base vie. Je suis super content de voir ma copine en bas de la descente. J’ai terminé le parcours du deuxième massif,  l’Oisans-Taillefer.

CP 8 Base vie / 88.2km / Rioupéroux

J’arrive à la base vie samedi à 15h10 (23h59 de course) en 299ème position. Je change une deuxième fois de t-shirt et de chaussettes. Une petite ampoule est apparue sur mon pouce. Je la recouvre de nok. Je prends le temps de  manger une soupe de riz. Je place des pâtes de fruit dans mes poches en plus de mes préparations maison. On discute un peu. Je prends des nouvelles de la course de mes amis. Tout ça me fait du bien. Je quitte la base vie à 16h02 (24h50 de course) en 284ème position. Je commence de monter le kilomètre vertical qui va nous mener dans Belledonne. Des chasseurs alpins ont installé des postes à plusieurs endroits dans la montée. Ils ont l’air de s’ennuyer. Certains coureurs se sont aussi allongés pour faire la sieste. Même si mon tendon me fait mal, je monte progressivement sans m’arrêter. Je finis par rejoindre le plateau d’Arselle. Au loin, on entend les bruits des voitures d’une course de côte que nous ne verrons pas. Le ravitaillement est un peu plus loin.

CP 9 Belledonne / 92.3km / L’Arselle

Je rentre dans le bâtiment samedi à 18h27 (27h16 de course) en 273ème position. C’est un ravitaillement uniquement en eau donc je ne reste pas longtemps. Les bénévoles annoncent qu’il fait très froid plus haut et que la température ressentie est de moins dix degrés à Chamrousse. Certains coureurs s’habillent tout de suite mais comme je n’ai pas beaucoup d’épaisseurs de vêtements je préfère attendre de ressentir vraiment le froid. La montée à Chamrousse est plutôt douce. J’ai une pensée pour un ami qui va prendre le départ de la moitié du parcours de Chartreuse après avoir fini celui de Belledonne. Un bénévole qui ne doit pas avoir très chaud explique qu’il faut monter à l’arrivée des télésièges pour trouver le ravitaillement puis redescendre. Je croise un grand groupe de coureurs qui repartent.

CP 10 Belledonne / 97.5km / Croix de Chamrousse

J’arrive au ravitaillement de la Croix de Chamrousse (2240m d’altitude). Il s’agit d’une tente de l’armée. Leur dispositif de pointage ne marche pas. Ils annoncent qu’en raison des mauvaises conditions météo nous ne monterons pas au Grand Colon mais que nous emprunterons le parcours de repli. Je mange à nouveau des Tucs et de la tomme. Comme il y a du bouillon de volaille dans la soupe, je prends du thé. J’en remplis d’ailleurs une de mes flasques avec. Il n’y a pas de chaises disponibles dans la tente. Un coureur annonce que dans les bâtiments de la station fermée, les sanitaires sont ouverts et chauffés. Je vais y boire mon thé. Je repars rapidement en me forcant à courir pour vaincre le froid. Je cours la partie suivante dans le froid, le vent et le grésil. De nuit, je n’arrive plus à m’orienter et je me contente de suivre le balisage.

CP 11 Belledonne / 103.6km / Refuge de la Pra

J’arrive au refuge samedi à 22h58 (31h46 de course) en 254ème position. Il semblerait que de nombreux coureurs aient abandonné à Chamrousse. La bénévole est seule. Elle m’explique que les deux autres personnes sont allées aider un coureur s’étant retrouvé au milieu d’un troupeau… La mauvaise nouvelle est qu’on ne peut pas rentrer dans le refuge et qu’il n’y a pas de ravitaillement. La bénévole m’annonce qu’il ne reste que cinq kilomètres avant le prochain ravitaillement. En fait, c’était dix… Je repars rapidement dans le froid et la pluie. Le parcours est assez technique et mes quadriceps commencent à être douloureux. Nous finissons par quelques kilomètres sur une piste puis la route.

CP 12 Belledonne / 113.8km / Freydières

Je sors de l’obscurité dimanche à 1h26 (34h14 de course) en 253ème position pour arriver dans le village de Freydières. Je suis très heureux de retrouver ma copine qui m’a attendu à cette heure tardive. Je mange un petit peu en me réchauffant à côté du braséro. Je repars en me disant que je serais bientôt arrivé à la base vie.

Mais le parcours nous fait remonter dans une forêt dans laquelle il va serpenter. J’arrive enfin à un petit ravitaillement en eau à Villard-Bonnot. La suite du parcours sur la route n’est pas très intéressante. Pour rejoindre la base vie et le dernier massif il faut passer au-delà  de l’autoroute ce qui provoque un grand détour en pleine nuit dans une zone d’activité puis le long d’un marais : rien de mieux pour le moral. Heureusement ma copine est venue à ma rencontre. On marche ensemble vers la base vie de Saint-Nazaire.

CP 13 Base vie / 127.3km / Saint-Nazaire-les-Eymes

Je rentre dans le gymnase dimanche à 05h09 (37h57 de course) en 233ème position. Je suis épuisé. Je remplis ma poche de congélation avec des barres et boules énergétiques. Je me change, enfile un t-shirt et des chaussettes propres. Mon ampoule a disparu, la Nok a fait des merveilles. Dans mon sac d’allègement je trouve un buff du raid 28 sur lequel j’ai été bénévole. Je me dis que quelqu’un a dû le trouver à côté des sacs et le mettre dans le mien par erreur. On le rapporte à une bénévole comme objet trouvé. En fait, il s’agissait d’un clin d’oeil d’un pote mais je n’avais plus la lucidité pour comprendre la blague. Je m’allonge sur un matelas et dors vingt-cinq minutes à côté de ma copine. Je me réveille requinqué après l’unique sieste de ma course. Il y a beaucoup plus de monde dans les couloirs du gymnase. Les coureurs du quarante kilomètres Chartreuse et du challenge arrivés en navette essayent de se réchauffer avant leur départ à 7h00. Je mange un morceau de banane et quitte la base vie à 06h09 (38h58 de course) en 228ème position. En sortant, je croise David du forum Kikourou qui s’apprête à prendre le départ. Je lui dis en plaisantant qu’il ne me rattrapera pas ce qui est plus qu’improbable…

Je commence de monter ce nouveau kilomètre vertical qui nous amène en Chartreuse avec un autre coureur qui finira par me distancer. Mon tendon me fait très mal et je progresse sûrement mais avec difficulté. Les premiers coureurs du quarante kilomètres arrivent à mon niveau. Je m’écarte pour les laisser passer et les encourager. Je ferai ça pour tous les coureurs de ces épreuves. L’ambiance est géniale. C’est très différent du dernier massif où je progressais en solitaire. Nombreux sont ceux qui me donnent une tape sur l’épaule ou qui m’encouragent. Les voir avancer rapidement me donne beaucoup d’énergie. J’essaye de suivre le plus longtemps possible chaque groupe m’ayant dépassé. Nous redescendons ensuite sur la ferme d’Emeindras. L’atmosphère dans la brume est impressionnante. Je sens bien mes quadriceps dans la descente avant de remonter vers le Habert. Un couple de coureur fait une référence à ma casquette du Colorado. Je reconnais Fred avec son short à fleurs dont j’avais croisé l’assistance lors de mon bénévolat sur la Hardrock 100. On parle du trail U.S. et de leur agence de voyage 100% trail. Ils sont super sympas, je ne vois pas cette montée passer et arrive rapidement au ravitaillement.

CP 14 Chartreuse / 139.3km / Habert de Chamechaude

J’arrive au Habert de Chamechaude dimanche à 10h22 (43h11 de course) en 241ème position. Les bénévoles ont pensé aux coureurs de l’xtrem 160 qui ont la possibilité de se reposer à l’intérieur du refuge. Je bois une soupe chaude, mange des Tucs, de la tomme et fais le plein de mes bidons avant de repartir.

Les coureurs de l’xtrem 160 ne monte pas à Chamechaude. A priori, durant la nuit, de nombreux coureurs se sont vu interdire l’accès pour des raisons de sécurité liées au mauvais temps et nous ferons le même parcours qu’eux. De ce fait, 53 minutes de pénalités nous sont ajoutées. Je croise les coureurs du challenge et du quarante kilomètres qui redescendent de Chamechaude. Ils sont chronométrés sur cette portion et certains vont très, très vite. Je me laisse entraîner par l’ambiance. Pendant quelque temps j’en oublie mes douleurs et j’accélère vivement. Après le col de Porte et une succession de petites montées, je descends sur le Sappey où ma copine m’encourage en me voyant arriver.

CP 16 Chartreuse / 151.7km / Le-Sappey-En-Chartreuse

J’entre dans la salle de ravitaillement dimanche à 13h06 (45h54 de course) en 242ème position. Je mange un peu et rempli mes gourdes. Je ressors rapidement à 13h19 (46h07 de course) en 239ème position. On marche en direction de la dernière grosse montée qui nous mènera au fort Saint-Eynard.

Arrivé au fort du Saint-Eynard (1300m d’altitude), la vue est magnifique. On surplombe Grenoble. C’est aussi l’occasion de réaliser le chemin restant à parcourir avant l’arrivée.

La descente depuis le fort est facile mais je cours lentement car mes quadriceps me font souffrir. Depuis le Sappey, je commence à avoir chaud et je sens le soleil sur mon visage. J’essaye de bien m’hydrater.

CP 17 Chartreuse / 158.7km / Col de Vence

Je finis par arriver au ravitaillement du col de Vence où je peux boire et recharger mes gourdes. Il est 15h50 (48h38 de course) et je suis en 250ème position. J’ai toujours su que j’allais terminer mais là ça commence à se matérialiser plus précisément. Nous montons au Rachais (900m d’altitude) accompagné de quelques coureurs du quarante kilomètres. La descente suivante est interminable. J’arrive enfin à la Bastille (500m d’altitude). La forteresse est fréquentée par beaucoup de touristes. Je ne m’attarde pas, pressé d’en finir. Petite surprise de fin de parcours, nous devons emprunter de nombreux escaliers pour rejoindre Grenoble et les rives de l’Isère.

Arrivée

Sur les quais m’attendent ma copine et une amie qui a couru le quarante kilomètres de Belledonne. Nous faisons en trottinant les derniers kilomètres le long des quais puis dans le centre-ville historique. Les applaudissements de coureurs déjà arrivés font plaisir. Je passe la ligne d’arrivée dimanche à 18h09 (50h58 de course) en 241ème position avec soulagement.

Bilan

Je n’ai pas trouvé cette course vraiment plus difficile qu’un autre ultra même si le nombre d’abandons est révélateur de la difficulté du parcours (269 finishers sur 470 partants). J’ai regretté de ne pas pouvoir grimper en haut de tous les sommets à cause du mauvais temps. Par contre, je me suis réjouis de ne pas voir la course neutralisée comme en Andorre. Je suis plutôt satisfait de mon choix de ne plus prendre de poudre énergétique et de gommes industrielles. J’ai pris conscience qu’enchaîner trois ultra trails en une année provoquait une fatigue profonde mettant du temps à se résorber. A l’avenir, je m’astreindrais à ne pas faire plus d’un ultra de 100 miles par an pour conserver le plaisir de courir. Le kiné de l’organisation m’a conseillé des exercices, pour guérir mon enthésite, que je vais essayer de suivre.

Équipement

Chaussures Altra Lone Peak Neoshell 2.0, chaussettes Injinji trail, short Patagonia strider pro, t-shirt sans manche du team Chronorunning, sac Ultimate Direction AK Mountain Vest 3.0, 2 flasques + une bouteille de Badoit 50cl pour respecter la liste du matériel obligatoire (je ne m’en servirais pas après l’avoir bu dans la première montée), casquette BocoGear, 1 petit sac de congélation avec des barres et boules énergétiques, Iphone SE, Garmin Foretrex 401, soft cup Salomon, lampe frontale Petzl Reactik + avec piles de rechange, lampe frontale Petzl e+lite avec piles de rechange, polaire Patagonia R1, veste Patagonia Super Cell, pantalon Vertical shelter, bonnet et gants Odlo, moufles imperméables The North Face, buff, lunettes de soleil, couverture de survie, bande adhésive élastique, paquet de mouchoirs.

Ma course sur Strava

Le site de la course

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4 réflexions sur « L’ultra tour des 4 massifs »

  1. Bravo et félicitations pour avoir terminé cet Xtrem.
    J’ai certainement dû vous encouragé à Vif où je pouvais contempler les frontales en file indienne descendre l’Uriol, et à la bastille le dimanche.

  2. Bravo Killian !! C’est sympa d’avoir des photos de toi pour illustrer ton récit ! 🙂 Tu comptes poster des recettes de tes boules énergétiques maison ? Cela pourra peut-être donner des idées à d’autres coureurs…!

  3. Merci pour ton message !!
    J’ai eu la chance d’être suivi par une super photographe.
    C’est les recettes d’un livre vers lequel je renvoie. Mais je les diffuse à qui les veut (je les ai envoyées à l’épouse du Beaver).

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