Voyage autour du Fujisan

L’Ultra Trail du Mont Fuji au Japon (168km / 8.100m D+) se déroule du vendredi 27  au dimanche 29 avril 2018 au départ de Kodomo-No-Kuni pour rejoindre Kawaguchiko en passant par les sentiers aux alentours du Mont Fuji. La STY un trail de 92km se déroule en même temps et emprunte le début du parcours de l’UTMF. Le Mont Fuji est le point culminant du Japon (3776m). Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre « Fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique ». En effet, il est l’objet de nombreuses œuvres d’art et de pèlerinages shintoïstes et bouddhistes. Ce volcan me fait rêver depuis longtemps. J’étais allé le voir en 2013 et parlais souvent d’y retourner pour en faire le tour en courant. Pour mes 35 ans, mes amis m’ont offert l’inscription à la course. En 2016, l’UTMF est réduit à 40 km en raison des conditions climatiques alors que je réalise une saison de trail aux États-Unis. L’édition suivante n’aura lieu qu’en 2018 afin de modifier l’organisation de la course pour la préserver des risques météo. Elle va donc se dérouler juste avant la Golden Week.

Préparation

Au début de l’année, j’ai eu une déchirure musculaire qui m’a imposé un repos de huit semaines. En mars, j’arrive toutefois à terminer les 80 km de l’écotrail de Paris (en 10h15…). Les semaines qui précèdent mon départ pour le Japon, je fais beaucoup de vélo et d’home trainer. J’arrive aussi à faire deux fois le circuit des 25 bosses à Fontainebleau en 5h15. Je suis guéri et confiant, je sais que je terminerai l’UTMF quoiqu’il arrive. J’arrive à Tokyo le dimanche qui précède la course et passe mes journées à faire du tourisme dans cette ville époustouflante. La veille du départ, je médite sur la chance que j’ai d’être à l’autre bout du monde, sur le bonheur intense que me procure ma vie, sur l’amour que mes proches me portent, sur la possibilité que tout s’arrête brutalement, sur ceux qui ne peuvent pas courir… J’en conclus que je vais tout donner dans cette course, ne rien lâcher et la vivre le plus intensément possible.

La course

Le départ a lieu à Kodomo-No-Kuni vendredi à 15h00. J’ai pris une navette depuis l’arrivée qui nous dépose vers 11h00. Le ciel est nuageux mais on voit déjà le Mont Fuji. Je trouve qu’il fait froid et l’attente est un peu longue. Je m’allonge dans une maison forestière pour me reposer, dépose mon sac d’allègement puis attends tranquillement le départ à l’abri du vent. Je me déplace ensuite vers le village de départ très sympathique avec son espace restauration, les nombreuses tentes des équipementiers et la musique qui est diffusée (un morceau a même été composé par l’organisateur de la course). L’organisation est très bien rodée. J’en profite pour manger une barre Feed. A midi, le départ de la STY est donné. Nous applaudissons les coureurs qui vont nous devancer.

Je discute avec trois américains vivant au Japon dont Corinne qui finira 7ème !!! Je me place très en avant dans le sas du départ. Je discute avec un français vivant au Japon, Erwan, qui a fait toutes les éditions et qui finira 100ème. Corinne vient se placer à côté de moi. Je ne suis pas du tout à ma place mais j’ai envie de m’éclater et c’est l’occasion d’être filmé (peut-être que mes proches me verront ?). Les coureurs élites viennent se placer juste devant nous. Le départ est donné et j’accélère pour rester au niveau des coureurs qui m’entourent. La première partie de course se déroule sur des pistes forestières en légère descente : très dangereux. Avant le départ, je savais très bien que sur cette portion j’irai trop vite dans l’enthousiasme du début de course : c’est exactement ce que je fais…

Je rattrape Erwan et Jérôme, un autre français vivant au Japon. On discute sans voir le temps passer. Erwan nous montre des plantes insectivores et nous explique que les numéros de dossards inférieurs à 100 sont portés par ceux qui ont terminé la dernière édition dans les 100 premiers. Ils sont partout autour de nous !!! La conversation avec ces deux connaisseurs du Japon est très intéressante. Mais mon rythme est beaucoup trop rapide. J’arrive au premier point d’eau après avoir couru à 12,5 km/h de moyenne. Je décide de calmer le jeu.

W Awakura (km 15) – 16h13 (1h13 de course)

Je n’ai pas besoin de recharger mes gourdes en eau mais je décide de laisser filer Erwan et Jérôme pour ne pas exploser en continuant sur ce rythme. La suite du parcours se fait sur un petit sentier plus vallonné qui suit une ligne à haute tension (ça me rappelle le Castor fou). Il y a beaucoup de coureurs avec des chaussures minimalistes. Dans le petit groupe avec lequel je cours, il y a deux japonais en Superior, un en King MT  et même un en Five fingers !!! Nous arrivons au premier ravitaillement.

A1 Fujinomiya (km 22) – entrée : 16h58 (1h58 de course) / sortie : 16h59

Je me contente de rajouter un peu d’eau dans mes deux bidons et quitte rapidement le ravitaillement. La portion suivante fait 28km (c’est le plus long tronçon sans ravitaillement). Les vraies difficultés commencent : une montée de 800m de dénivelé se dresse devant nous. Point de lacets comme dans les Alpes mais un sentier très raide qui me rappelle la Réunion. Je monte tranquillement mais suis rapidement essoufflé. Je respire mal, mon cœur bat vite. Je paye mon rythme de début de course et peut-être mes journées de marche dans Tokyo sans vraiment me reposer. Je suis contraint de m’asseoir sur des rochers à trois reprises. Il a plu la veille, les sentiers sont boueux. Je laisse passer beaucoup de coureurs en m’écartant mais je finis par arriver en haut de cette montée. On commence à rattraper des coureurs de la STY. Mais ce n’est pas terminé, nous allons désormais devoir progresser sur une crête étroite qui ressemble à des montagnes russes pour atteindre un point culminant 300m plus haut. La végétation n’est pas tout à fait la même qu’en France sans que la différence soit trop prononcée. La nuit est tombée vers 18h30 et la progression n’est pas évidente. Les descentes sont également très raides. Des marches en rondins ont été installées mais elles sont plus gênantes qu’autre chose avec le ravinement provoqué par la pluie qui a emporté la terre. Je m’habille le plus chaudement possible car avec la fatigue je trouve la nuit glaciale. J’enfile mes gants, mon pantalon, ma polaire, ma veste Gore-Tex et mets un buff et un bonnet. A partir de ce moment, je commence d’essayer de progresser le plus efficacement possible en courant sur toutes les parties plates ou en descente et en m’efforçant de marcher d’un pas dynamique dans les montées. Mais avec la fatigue et le manque de sommeil, je ne mémorise pas toute ma course. Après un peu moins de 8h depuis le départ, je rejoins toutefois le premier ravitaillement.

A2 Fumoto (km 50) – entrée : 22h49 (7h49 de course) / sortie : 23h24

Je m’arrête au ravitaillement un peu plus longuement pour recharger en eau et en poudre énergétique mes bidons. L’organisation est parfaite. Je goûte des boulettes de riz aux algues. Des interprètes bénévoles avec des chasubles fluo se proposent d’aider les coureurs étrangers. Je discute avec les personnes du stand Petzl qui m’expliquent que le mode « boost » que j’ai choisi épuise ma batterie. Je mange des chips, un morceau de banane et plusieurs petits pains fourrés à la crème ou à la pâte de haricots. Je repars après un peu plus de trente minutes d’arrêt. La portion suivante fait 15km et nous offre à nouveau une belle grande montée et un long passage sur une crête. La progression est lente. Les descentes très techniques qui demandent beaucoup d’attention me ralentissent. J’arrive toutefois au troisième ravitaillement au milieu de la nuit.

A3 Motosuko (km 65) – entrée : 2h46 (11h46 de course) / sortie : 3h03

Je m’arrête environ un quart d’heure pour recharger mes bidons en eau et manger quelques chips. Je prends également une soupe miso pour me réchauffer. Je ne m’en rappelle pas plus… La portion suivante fait 12km. Je discute avec un français de Singapour. Je me réjouis d’avance de voir le lever du jour. Cadeau de la providence, nous assistons à une magnifique aurore  depuis un belvédère donnant sur le Mont Fuji. Ce moment récompense très bien les efforts fournis et me donne beaucoup d’énergie pour continuer ma progression.

Je continue d’avancer le plus rapidement possible. Sur les cinq derniers kilomètres de cette portion, je n’ai plus d’eau mais ça va, je tiens le coup. La dernière descente est assez raide et technique. Comme prévu, j’ai mangé quatre paquets de gommes Clif et n’ai rien porté d’inutile : une satisfaction dans cette quête de sobriété et d’allègement.

A4 Shojiko (km 77) – entrée : 6h08 (15h08 de course) / sortie : 7h01

Shojiko est la base vie où les coureurs vont pouvoir récupérer leur drop bag. Je récupère moi aussi mon sac d’allègement après avoir discuté avec des françaises attendant leurs coureurs. Il contient une surprise que j’attends depuis longtemps. Avant de partir, mes collègues m’ont remis un colis à ouvrir au Japon. Il contenait un iPhone à charger et placer dans le sac d’allègement. Je l’allume et découvre que chacun a fait une vidéo d’encouragement. Je me retrouve à rigoler tout seul, durant une vingtaine de minutes dans une grande salle, entouré de coureurs asiatiques en train de se changer, de se soigner les pieds ou de manger. Je suis débordant d’une énergie nouvelle ! Je me masse les pieds avec du Nok puis change de chaussettes, de piles pour mon gps et de batterie pour ma lampe frontale. Je remplis mon sac avec cinq paquets de gommes, deux barres Feed et quatre sachets de poudre pour huit bidons de boisson énergétique. Je rends mon sac d’allègement aux bénévoles et un peu moins d’une heure après mon arrivée dans la base vie je reprends ma course. La portion suivante fait 17km. Cette partie du parcours n’est pas toujours agréable puisque nous longeons une route bien fréquentée par des camions. Nous montons ensuite sur une crête comme nous commençons à en avoir l’habitude. Nous passons ensuite la bifurcation où les coureurs de la STY vont se diriger vers l’arrivée à Kawaguchiko.

Ce n’est pas encore notre cas puisqu’à moins de cinq kilomètres de l’arrivée, il nous faut entamer une grande boucle de soixante-dix kilomètres. A ce moment de la course, mieux vaut ne pas y penser. C’est cette partie qui permettra au parcours de faire trois-quart de tour du Mont Fuji. La satisfaction est de voir arriver, peu de temps après la bifurcation, un nouveau ravitaillement.

A5 Katsuyama (km 94) entrée : 10h50 (19h50 de course) / sortie : 11h49

Alors qu’en temps normal, je ne dors sur un ultra qu’au bout de la deuxième nuit de course, je décide de me reposer à Katsuyama. En effet, je me sens déjà bien fatigué. Après avoir mangé, je me couche donc sur un tapis enroulé dans une couverture et dors quarante-cinq minutes. Je repars ensuite en ayant bien récupéré. La portion suivante fait 19km. Elle est plutôt monotone, relativement plate et demande une grande force mentale. Nous longeons des parcs d’attraction sur une route bordée de zones d’activité et de fast food : le paradis du trailer amoureux de grands espaces… Je me force à trottiner pour ne pas perdre de temps. Avec la fatigue, je n’ai plus la même foulée et commence à sentir le manque d’amorti des Superior. Heureusement le parcours passe devant un magnifique temple shintoïste.

Nous montons ensuite dans une forêt avant de redescendre sur le ravitaillement suivant.

La montée est raide mais heureusement assez courte (moins de 300m de dénivelé positif). Et la vue sur le Mont Fuji est magnifique !!! Je comprends qu’Hokusai ait pu composer trente-six vues différentes.

J’arrive ensuite au ravitaillement d’Oshino après avoir traversé la ville.

A6 Oshino (km 113) entrée : 15h30 (24h32 de course) / sortie : 14h02

Je cherche une place sur un banc au soleil car je trouve qu’il fait déjà froid. Je mange quelques petits pains et remplis mes gourdes. Je m’occupe un peu de mes pieds, j’ai une petite ampoule qui n’est pas trop gênante, ça va aller. Je discute avec deux français, un vient de Londres, l’autre de Nouvelle Calédonie. Finalement, je n’aurais pas vu de métropolitain. Je repars ensuite en enfilant ma polaire pour me réchauffer. La portion suivante fait 15km mais les 32 prochains sont annoncés comme les plus difficiles de la course. Nous montons à nouveau sur des crêtes plutôt larges. Arrivé en haut, les montées et descentes s’enchaînent, c’est assez pénible moralement. Je commence à fatiguer. Les clochettes anti-ours que portent beaucoup de coureurs commencent à m’agacer. Je me rends compte de mon changement d’humeur et m’efforce de me concentrer sur des choses positives. Le paysage aide beaucoup. Il y a encore des montées dans lesquelles les rondins n’ont plus d’utilité suite aux fortes pluies. Les coureurs autour de moi passent à côté tandis que je préfère faire de grande enjambées de rondin en rondin.

Je suis épuisé et tombe de sommeil. Je décide de dormir sur le bord du chemin après avoir enfilé ma Gore-Tex en mettant un réveil pour être à nouveau en course 10 minutes plus tard. Cette micro sieste me fait beaucoup de bien et me permet de continuer. Après une grande montée, on passe juste au dessus du parcours de retour puisqu’à cet endroit nous allons entamer une boucle. Je ne m’attarde pas à regarder les coureurs qui l’ont déjà terminée. La nuit tombe. Nous passons devant un temple éclairé par des torches. C’est une bonne occasion de se recueillir et de faire un voeu (une ancienne collègue vivant au Japon m’a expliqué comment procéder).

La descente nous amène sur les rives du lac Yamanaka où nous allons pouvoir nous ravitailler.

A7 Yamanakako (km 128) entrée : 19h40 (28h40 de course) / sortie : 20h54

Je profite de ce ravitaillement pour dormir 45min et aller aux toilettes. Ca me fait beaucoup de bien de me passer de l’eau sur le visage. Un américain de New York vivant au Japon avec qui j’ai beaucoup discuté sur la portion précédente évoque une « alerte ours » signalée par l’organisation mais nous n’en verrons pas. Notre troupe est plutôt bruyante avec ses multiples clochettes. Je quitte le ravitaillement après m’être bien reposé et avoir bien mangé. La portion suivante fait 13km. Le terrain est raviné par la pluie et la progression n’est pas aisée dans une ambiance de jungle. Nous escaladons certains passages à l’aide de cordes. Les crêtes sont étroites et des cordes ont été tendues de chaque côté pour se rattraper en cas de chute. Certains passages sont vertigineux. La progression est lente mais la technicité du parcours m’invite à rester éveillé. Le ravitaillement suivant est installé dans une grande tente.

A8 Niju-Magari (km 141) sortie :  02h06 (35h06 de course)

Je mange rapidement et reprends ma course. La portion suivante fait 14km et sera selon moi la plus technique avec de belles montées d’escalade où l’aide des mains est obligatoire. Des petits panneaux indiquant le danger sont disposés aux bords des précipices. C’est très prévenant de la part de l’organisation mais je n’ai pas réellement ressenti de danger durant cette course.

Je m’efforce d’avancer le plus rapidement possible et de courir quand cela est possible dans les rares passages plats et certaines descentes plus douces. Nous atteignons le ravitaillement suivant après quelques kilomètres en ville.

A9 Fujiyoshida (km 155) entrée : 6h37 (39h37 de course) / sortie : 07h04

Le ravitaillement est installé sur un terrain de sport goudronné. Je reprends ma routine de remplissage des gourdes et de grignotage. Je goûte également une soupe traditionnelle après m’être, avec difficulté, assuré qu’elle était végétarienne. Les adolescents bénévoles ne parlaient pas anglais. Certains ravitaillements proposaient des plats typiques japonais : une super initiative pour les coureurs étrangers comme moi. Un couple de journalistes propose de m’interviewer pour une télé japonaise. J’explique que je trouve le parcours difficile et que le décalage entre les chaudes journées et les nuits glaciales demande un effort supplémentaire. Je leur explique que cette course est un rêve et un cadeau d’anniversaire. Ces explications semblent leur plaire. Ils me demandent de pouvoir filmer les photos prises avec mon smartphone. Cette interaction est très sympatique même si avec la fatigue je crois avoir fait une ou deux fautes en anglais… Cet échange m’a permis de me focaliser sur les raisons de ma présence au Japon et ça m’a fait beaucoup de bien. Je repars pour la dernière partie du parcours. Je suis fatigué mais heureux. Cette dernière portion fait 13km. Au début de la première montée un saxophoniste joue en boucle les premières notes de la bande originale du film Rocky. C’est très sympathique et motivant. Arrivé en haut sans trop de difficultés car la pente était douce, je discute avec une coureuse qui a fait ses Huarache elle-même car c’est plus économique selon elle. Je suis très impressionné : elle a fait toute la course avec.  Cette partie est cool, les coureurs sont plus détendus. Je cours à côté d’un japonais sympa qui a remarqué que je m’appelle Killian. On passe à côté d’un couple de spectateurs qui diffusent un morceau de Coldplay. Mon acolyte me demande si c’est un groupe connu. On échange avec difficulté mais c’est un bon moment. Nous descendons ensuite vers le lac de Kawaguchiko : ça y est !!! C’est la fin du chemin !!!

Je fais le tour du lac avec un coureur de Taïwan puis traverse le pont. C’est fou de voir que le rythme de course n’est plus le même et que dans ces derniers kilomètres on retrouve une énergie insoupçonnée. Le dernier kilomètre est très fort émotionnellement. De nombreux spectateurs sont massés sur le bord du chemin pour faire des checks. Un américain travaillant chez Altra Japon avec qui j’avais discuté la veille du départ me reconnait et m’encourage sur les derniers mètres. Euphorique, je passe la ligne d’arrivée, enfin.

Arrivée Kawaguchiko (km 168) arrivée : 10h27 (43h27:47 de course)

Bilan

Cette course est magnifique pour la beauté des paysages et la découverte de l’univers du trail japonais. Les coureurs locaux révèlent un esprit très ouvert que je n’avais pas perçu avant. J’ai clairement abordé l’UTMF en touriste. L’habitude du format « 100 miles » m’a laissée penser que ce serait une partie de plaisir. Cela n’a pas été le cas. Cette épreuve est un véritable ultra n’ayant rien à envier aux courses européennes. Peu préparé, fatigué, je n’ai pas pu donner le meilleur de moi-même et seules l’expérience et la volonté m’ont permis de terminer ce parcours. Ce rythme plus calme a eu l’avantage de me permettre de récupérer très rapidement, de reprendre mes visites dans Tokyo et même de faire un footing de 10km trois jours plus tard en moins de 45 minutes. Et finalement c’est ça le plus important selon moi dans un tel voyage : aller à la rencontre de cette culture tellement contrastée, vivre au milieu des japonais, en prendre plein les yeux. Une telle épreuve facilite grandement cette expérience de rencontre. Je reviendrai c’est sûr (et pas seul)…

Équipement

Chaussures Altra Superior 3.5, chaussettes Injinji trail, short Altra, t-shirt sans manche Altra, sac Ultimate Direction AK Mountain Vest 3.0, 2 flasques  (eau + poudre énergétique), casquette BocoGear, 4 barres de gommes Clif,  1 barre Feed, 2 petits sacs de congélation avec de la poudre BioDrink Punch Power, Iphone SE, Garmin Foretrex 401, soft cup Salomon, lampe frontale Petzl Reactik + avec piles de rechange, lampe frontale Petzl e+lite avec piles de rechange, polaire Patagonia R1, veste Patagonia Super Cell, pantalon Vertical shelter, bonnet et gants Odlo, buff, lunettes de soleil, couverture de survie, bande adhésive élastique, paquet de mouchoirs.

Ma course sur Strava

Le site de la course

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10 réflexions sur « Voyage autour du Fujisan »

  1. Killian,
    Tu es un grand malade 🙂 mais bravo pour cet exploit !
    Merci de partager le récit détaillé de cette aventure surréaliste pour les gens « normaux » que nous sommes, et nous faire vivre l’ambiance de la course. Je ne peux pas dire que ça fasse envie 🙂 même si les photos sont magnifiques et les rencontres ont du être très riches. On a bien pensé à toi depuis la France.
    Au plaisir de te revoir

  2. Magnifique! Chapeau Killian! Les paysages sont superbes en photo, j’aimerais bien les voir en vrai . Bises, Anso

  3. Salut Killian, je viens de te retrouver par le plus grand des hasards.
    Toutes mes félicitations, tu as terminé. Ton récit était très sympa à lire et j’admire ta détermination, 43H c’est un gros morceau. Avec Erwan on a continué encore un bout de route ensemble et puis à la nuit on s’est laché pour de bon. Cet UTMF était une grande et belle édition. Un sacré souvenir.
    Si tu repasses par le Japon comme annoncé, fais signe.

    Jérôme.
    http://www.3776d.com

  4. Merci pour ce récit très détaillé comme je les aime. On rentre vraiment dans ta course.
    Je n’ai pas compris le footing d’une heure 3 jours après la course qui dure…45 minutes ? La fatigue sans doute

  5. Salut !
    J’ai toujours quelques nouvelles de toi par le frangin mais je suis réellement impressionné par ce que je viens de lire ! Ouaou quelle performance !
    Je n’avais jamais lu de compte rendu rendu de Trail / Ultra Trail, c’est une gestion de la machine (ton corps en l’occurrence) qui est gérée à la perfection, tes phases de repos / récupération et courses s’enchaînent, tu dois vraiment te connaître parfaitement … et quel mental !
    Ne faisant guère plus que 13-14 km, nous ne sommes pas près de courir ensemble mais ca me ferait très plaisir de te revoir.
    Bise
    Arnaud (ton petit voisin d’il y a quoi … 30 ans !)

  6. Salut Arnaud,
    Je me rapelle de ton engagement sur tes courses de vtt. C’est assez similaire : beaucoup de mental 🙂
    Ca me ferait plaisir de te revoir 🙂
    13/14km ? il faudrait que tu t’inscrives à la course des 4 châteaux de Saint-Rémy, c’est avant tout festif 😉
    A bientôt !!

  7. Salut Jérôme,

    Excellent, je ne savais pas que tu étais l’heureux exploitant de cette super station qui a accueilli les élites françaises !!!
    Ton récit était très chouette à lire également !!! Encore bravo pour ta performance !!!

    Peut-être à bientot 😉

  8. Merci Anne-Sophie !!

    Oui, je suis sûr que ça vous plairait beaucoup !!

    Et puis c’est une île : on peut y aller en voilier 😉

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